Élaborer des plans d’urgence efficaces pour votre refuge

Caution tape.
Un plan vaut toujours mieux qu’une absence de plan!

Traduit par un.e volontaire
Cette ressource a été traduite par une intelligence artificielle et adaptée par Hélène Diu, traductrice, pour le compte du Réseau national des refuges animalistes, dans le cadre de notre programme de traduction bénévole. Voulez-vous nous aider à traduire nos ressources ? Contactez-nous ici!

Les plans les mieux conçus ne font pas tout…

Nous le savons tous: les choses ne se passent pas toujours comme on l’espère. Des événements totalement hors de votre contrôle auront probablement un impact un jour ou l’autre sur votre sanctuaire. Avez-vous prévu un plan pour l’imprévu? Et pour cet autre imprévu? D’ailleurs, qu’est-ce qui vous vient instinctivement à l’esprit quand on parle «d’imprévu»? Avez-vous un plan pour ce à quoi vous avez immédiatement pensé? En élaborant en amont un ensemble de plans d’urgence (que vous n’aurez jamais à mettre en œuvre, espérons-le!), vous prendrez des mesures inestimables pour protéger vos résident∙e∙s, votre organisation et vous-même.

Que faut-il prévoir?

Les défis que les refuges peuvent être amenés à relever sont de diverses natures: défis organisationnels, défis opérationnels et défis liés aux animaux pris en charge. Chacune de ces catégories regroupe un ensemble de situations qui pourraient prendre votre sanctuaire au dépourvu si vous n’avez pas envisagé comment y réagir. Il ne s’agit pas de planifier en vue d’une liste exhaustive d’événements; votre structure peut faire face à des risques spécifiques liés à la géographie, au climat, à la réglementation et aux animaux accueillis.

Défis organisationnels

Bien que votre mission puisse sembler simple par sa nature altruiste, prévoir des mesures en cas de problème organisationnel est crucial pour l’aspect humain de votre mission. Il s’agit notamment de définir des politiques appropriées pour votre personnel, votre conseil d’administration et votre structure de gestion, et de mettre en place des plans pour faire face à des défis juridiques ou «de notoriété» inattendus. Lisez les scénarios suivants, et réfléchissez à ce qui serait une façon sûre et efficace de réagir pour le bien des animaux dont vous avez la charge:

  • Votre responsable de soins démissionne de manière inattendue.
  • Un∙e bénévole, un∙e visiteur∙euse ou un membre du personnel menace d’intenter une action en justice contre vous.
  • Vous êtes confronté∙e à une nouvelle obligation réglementaire, ou à des accusations de mauvais traitements sur les animaux.
  • Un voisin porte plainte contre votre sanctuaire.
  • Votre organisation est décrite de manière inexacte ou injuste dans le journal local.
  • Les autorités vous accusent d’avoir recueilli illégalement un animal (il existe un certain nombre d’organisations qui offrent une assistance juridique aux sanctuaires, comme l’Animal Defense Partnership aux États-Unis).

Défis opérationnels

Le fonctionnement quotidien de votre sanctuaire peut donner lieu à un certain nombre de difficultés, dont beaucoup sont difficiles ou impossibles à prévoir. Encore une fois, imaginez les scénarios suivants et à la façon dont votre organisation réagirait:

  • Une subvention attendue n’est pas versée; votre structure est en déficit budgétaire et n’a plus les moyens de prendre soin des animaux résidents de manière adéquate.
  • Vous louez le terrain où est établi votre refuge, et le propriétaire vient de vous signifier que vous devez quitter les lieux au terme du bail.
  • Suite à un changement de la réglementation, vous ne pouvez plus accueillir légalement une partie ou la totalité de vos résident∙e∙s.
  • Votre sanctuaire est victime de vandalisme, de menaces ou de vol.
  • Un artisan n’exécute pas correctement le travail pour lequel vous l’avez payé.
  • Votre sanctuaire est confronté à une catastrophe naturelle: tempête hivernale, tornade, tremblement de terre, inondation ou un incendie

Défis liés aux animaux accueillis

Disposer de plans écrits pour les situations d’urgence pouvant toucher les animaux de votre refuge est un outil important pour assurer leur sécurité et protéger votre action. Réfléchissez à la façon dont vous réagiriez dans les situations suivantes:

  • Un être humain blesse un animal, ou vice-versa; un animal en blesse un autre.
  • Une épidémie due à une maladie contagieuse se déclare.
  • Un∙e résident∙e fait face à une urgence sanitaire catastrophique et ne s’en relève pas.
  • Un animal est trop agressif pour rester avec les autres en toute sécurité.
  • Une résidente est fécondée de manière inattendue (une situation que votre sanctuaire se doit d’éviter).
  • Vous devez évacuer vos résident∙e∙s, rapidement et en toute sécurité.
  • Vous devez reloger définitivement une partie ou la totalité des animaux accueillis, dans un court laps de temps.

Règles de rédaction des plans d’urgences

Un plan doit être concis, facile à consulter et contenir des directives claires sur la façon de gérer l’événement en question. Il est également utile d’inclure les noms et les coordonnées du personnel, des bénévoles et des structures dans chaque plan. Si vous avez obtenu la permission d’utiliser le camion et la remorque d’un ou une bénévole en cas d’inondation, quel est son nom et comment pouvez-vous la contacter facilement? Si vous avez établi une convention de relogement temporaire sûre en cas de catastrophe naturelle avec un autre sanctuaire, qui est votre contact là-bas? Quelle est la marche à suivre précise pour garantir une issue positive en cas de catastrophe? Voici deux exemples:

Situation d’urgence: Un feu de forêt menace le sanctuaire.

Actions: Appeler Alex, Dominique et Aurel et leur dire que vous lancez une évacuation en raison d’un feu de forêt. Rassembler les volatiles et les charger dans le van d’Alex. Charger les moutons et les chèvres dans la remorque de Dominique. Effectuer un comptage avant de partir. Transférer les animaux dans l’enclos libre à La Ferme du Bonheur.

Contacts: Alex (téléphone, mail, messenger), Dominique (téléphone, mail, messenger), La Ferme du Bonheur (téléphone, mail)

Situation d’urgence: Le/la responsable du refuge est frappé d’incapacité et n’est plus joignable.

Actions: Appeler le personnel et les bénévoles et évaluer les besoins immédiats. S’assurer que chacun∙e dispose des contacts essentiels à la mission. Nommer Sam comme responsable par intérim jusqu’à ce qu’une réunion générale puisse être organisée.

Contacts : Annuaire du personnel et des bénévoles, Sam (téléphone, mail, messenger)

Une fois que vous aurez organisé et couché par écrit vos plans d’urgence, vous serez en mesure d’agir efficacement face au pire. Pensez à passer fréquemment en revue vos plans d’urgence, pour vous assurer qu’ils sont toujours adaptés aux besoins et à votre structure!

Besoin d’un coup de main pour la mise en place?

Vous êtes prêts mais ne savez pas par où commencer: nous avons conçu un manuel gratuit spécialement conçu pour aider les refuges et sanctuaires à élaborer des plans d’urgence adaptés à chaque organisation. Cliquez ici pour en consulter un extrait et le télécharger.

SOURCES:

Exemples de plans d’évacuation et de mise à l’abri | ASPCA

Planifier les situations d’urgence | Grantspace

Planifier en vue d’une catastrophe | Grantspace

Développer un plan de gestion de crise pour votre organisation à but non lucratif | Charity Village

Soyez prêts! Conseils utiles en cas de catastrophe pour les propriétaires d’animaux domestiques | Top Dog


Trouver un cabinet vétérinaire compétent pour les animaux de votre refuge

A veterinarian in a white coat holds a stethoscope.

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Traduit par un.e volontaire
Cette ressource a été traduite par une intelligence artificielle et adaptée par Hélène Diu, traductrice, pour le compte du Réseau national des refuges animalistes, dans le cadre de notre programme de traduction bénévole. Voulez-vous nous aider à traduire nos ressources ? Contactez-nous ici!

Si vous envisagez de créer un sanctuaire pour animaux, une tâche essentielle avant d’ouvrir votre structure est d’identifier un vétérinaire capable de fournir des soins adéquats et compatissants à chaque espèce que vous envisagez d’accueillir, en particulier dans les situations d’urgence. Un excellent vétérinaire de ville ne saura pas forcément s’occuper d’une dinde ou d’un cochon; chaque vétérinaire a ses spécialités, et des connaissances parfois limitées des autres espèces animales.

Vous devez absolument vous assurer les services d’un ou une vétérinaire attitrée (ou plusieurs si nécessaire) pour effectuer les bilans de santé, prescrire les vaccins et les médicaments, effectuer les analyses de laboratoire, poser un diagnostic, établir les documents demandés par les autorités, effectuer un acte chirurgical… Le vétérinaire assurera également, si nécessaire, des soins de fin de vie compatissants.

Plus facile à la campagne? Ce n’est pas si simple.

En zone rurale, il est assez facile de trouver un service vétérinaire pour les animaux d’élevage de grandes espèces comme les porcins et les bovins, mais les difficultés surgissent lorsqu’il s’agit de trouver un vétérinaire familier des soins de longue durée empreints de compassion; de nombreux vétérinaires agricoles ont en effet pour principal objectif d’aider efficacement les troupeaux d’animaux à atteindre l’âge de l’abattage, sans se soucier de leur santé à long terme ou de leur confort. Même si vous trouvez un vétérinaire qui a des dizaines d’années d’expérience avec les vaches ou les cochons, il est fort probable qu’il ou elle n’ait jamais eu l’occasion de travailler avec une Prim’holstein de 18 ans ou un cochon Large White de 10 ans, et vous constaterez peut-être sa surprise (voire même sa légère appréhension) devant la taille de ces animaux! Il peut être particulièrement difficile de trouver un∙e vétérinaire qui soit à l’aise avec les cochons adultes de grande race.

Les animaux d’élevage ayant été sélectionnés pour une croissance rapide et dans le but de mourir après une vie plus courte que leur vie naturelle, même les vétérinaires sensibles à votre cause peuvent avoir des connaissances limitées en matière de soins à long terme; au demeurant, le sujet même de ces soins est un domaine extrêmement peu étudié. Par exemple, les porcs de grande race sont parfois atteints du syndrome du stress porcin, mais la littérature sur les normes de soins à long terme pour cette affection potentiellement mortelle est difficile à trouver. L’euthanasie est souvent recommandée, sur la base d’un rapport coût-efficacité, pour de nombreuses maladies chroniques pour lesquelles il existe pourtant des alternatives en matière de soins.

Le cas particulier des oiseaux

Les volatiles issus de l’élevage industriel peuvent également être assez difficiles à soigner. Les poules, par exemple, ont une très forte probabilité de souffrir d’un oviducte bloqué et d’un cancer de l’ovaire ou de l’oviducte. Étant donné que peu de gens s’efforcent de s’occuper des poules pendant toute la durée de leur longue vie naturelle, de nombreux vétérinaires n’ont pas de connaissances pratiques sur les symptômes et les soins appropriés pour ces conditions débilitantes. En raison de tous les défis auxquels les oiseaux dont vous vous occupez peuvent être confrontés, il est important de trouver un vétérinaire qui, au minimum, est spécialisé en médecine aviaire et examine régulièrement des oiseaux. Si vous pouvez trouver un vétérinaire aviaire certifié par une association professionnelle dans votre région, c’est l’idéal, car cela indique un niveau avancé d’éducation en médecine et en chirurgie aviaire et un renouvellement régulier de la certification. Aux États-Unis, rien n’empêche les vétérinaires de faire de la publicité pour leurs compétences dans le traitement de diverses espèces d’animaux, y compris d’oiseaux allant des cailles aux perroquets, en passant par les poules, canards et autres volatiles de basse-cour. Une certification par une association professionnelle démontre un niveau réel d’aptitude et d’expérience – il vaut plus que des mots! Il se peut malgré tout que le vétérinaire aviaire expérimenté de votre région ait plus d’expérience avec les perroquets qu’avec les poules et les dindes. Dans ce cas, assurez-vous simplement qu’il traitera les résidents de votre sanctuaire avec le même soin et le même respect que le cacatoès bien-aimé d’un client.

Critères de sélection d’un∙e vétérinaire

Si possible, commencez votre recherche de vétérinaire avant de lancer officiellement votre propre sanctuaire, en demandant conseil aux sanctuaires et refuges de votre région. À qui ces refuges font-ils appel? Leur vétérinaire accepte-t-il de se déplacer et sur quelle distance? Leur vétérinaire est-il sensible à la cause animale et, pourquoi pas, offre-t-il en conséquence des soins compatissants à coût réduit? Si les sanctuaires et refuges de votre région ont du mal à trouver de bons soins vétérinaires, demandez-vous si l’endroit que vous envisagez convient pour votre refuge.

Vous pouvez également contacter le conseil de l’ordre des vétérinaires de votre pays pour obtenir des recommandations en matière de soins pour les types d’espèces que vous envisagez de prendre en charge. Il existe peut-être dans votre région une école vétérinaire susceptible d’accueillir les résident∙e∙s de votre sanctuaire et de leur prodiguer des soins d’urgence de qualité.

Il est recommandé d’établir un programme de soins pour toutes les espèces d’animaux que vous prévoyez de secourir. Ce programme devra être soumis aux vétérinaires potentiels que vous avez identifiés; idéalement, les vétérinaires qui accepteront de travailler avec vous signifieront leur engagement en signant ce programme de soins. Ils et elles doivent connaître le niveau de soins que vous attendez, ainsi que les possibles difficultés auxquelles ils pourraient être confrontés en tant que vétérinaires attitrés de votre organisation. Ils doivent également connaître l’objectif de votre organisation et les lignes directrices en matière de compassion que vous avez établies pour votre structure, même si vous ne trouverez pas nécessairement un vétérinaire qui partage personnellement vos opinions en ce qui concerne les résident∙e∙s de votre refuge.

Certains refuges ou sanctuaires rendent visite aux vétérinaires pressentis et leur exposent la mission de leur structure, ainsi que les niveaux de soin et les traitements attendus, avant même que le ou la vétérinaire ne traite un résident. Cependant, tous les sanctuaires n’ont pas le luxe d’avoir le temps de choisir un vétérinaire.

Si vous cherchez un∙e vétérinaire capable de traiter des animaux d’élevage de grande taille, lui sera-t-il possible d’accéder relativement facilement aux installations qui peuvent être nécessaires en cas d’urgence, notamment des machines IRM de grande capacité? Sera-t-il en mesure de vous aider si un∙e résident∙e de grande taille doit être déplacé∙e dans une situation d’urgence? Sera-t-il à l’aise pour prodiguer des soins de fin de vie avec compassion? Apportera-t-il à vos résidents le même niveau de soins qu’il prodiguerait à un chat ou à un chien?

Les vétérinaires équins peuvent être capables de prodiguer certains soins à des mammifères d’élevage de grand gabarit, mais vous devrez vous assurer qu’ils sont en mesure de fournir des soins complets pour chaque espèce de pensionnaire, s’ils constituent votre seule option. Il est très possible que vous ayez besoin de plusieurs vétérinaires en fonction de l’éventail des espèces dont vous vous occupez, et de l’emplacement de votre sanctuaire.

Si vous avez du mal à trouver un vétérinaire pour les oiseaux de votre refuge, l’Association des vétérinaires aviaires (AAV) propose un outil qui vous permet de rechercher les praticiens membres de l’AAV dans le monde entier.      

Une fois que vous aurez trouvé des soins vétérinaires appropriés pour vos pensionnaires, il est important de maintenir une bonne relation avec vos vétérinaires. Comment? Lisez ce qui suit.

SOURCES:

Comment créer un sanctuaire pour animaux | Best Friends

Comment créer une ferme-refuge | Farm Sanctuary